Les systèmes techniques modernes sont informationnels.

Au début de l'ère de la microinformatique l'ensemble de traitement de l'information numérique était regroupé sur une seule et même carte électronique, gérée par un micro-processeur. Aujourd'hui, afin d'alléger la tâche du processeur, une partie du traitement de l'information est déportée vers la périphérie du système. Les capteurs, et les sous-systèmes deviennent ainsi "intelligents".

Les diverses parties du système sont interconnectées et peuvent échanger des informations bidirectionnelles. Les systèmes sont devenus "communiquants".

Suivant que les informations à échanger entre les diverses parties d'un système se situent au niveau des composants électroniques eux-mêmes, ou au niveau de l'atelier, voire de l'entreprise, les temps nécessaires aux échanges n'ont pas le même ordre de grandeur. De l'ordre de la nanoseconde au niveau du processeur, ils passent à la milliseconde entre les périphériques, à la centaine de ms vers les parties mécaniques à grande constante de temps, et peuvent prendre plusieurs secondes lors d'échanges entre des locaux situés à plusieurs centaines de km de distance.

Les contraintes différentes ont donc imposé des structures de communication adaptées :
- transmission parallèle par bus sur les cartes de circuits imprimés, et vers certains périphériques, sur quelques mètres,
- transmission en série, bit par bit, sur quelques dizaines de mètres (liaison série RSxxx),
- transmission par paquets sur des longues distances, réseaux intranet et internet,...

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Le schéma ci-dessus met particulièrement bien en évidence les bus d'adresses et de données sur une carte de circuit imprimé.

Les lignes d'un même bus, qui transportent les informations en parallèle sont d'ailleurs regroupées en un seul et même trait, plus épais.