Page 5 - La machine à courant continu
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Version 1.1.0 du 23/10/2013                                                La machine à courant continu


        ou C(N) si l’on se place du point de vue de l’utilisateur mécanicien ou les axes U(I) ou I(U) d’un
        point de vue électricien. Dans tous les cas on se souviendra qu’au niveau de l’entrefer la transmis-
        sion de l’énergie se fait sans perte et donc que :
                                                 P m  = E.I m  = C m  .Ω
        Le signe du produit U.I  m   est donc toujours celui du produit C.Ω.




        VI - Démarrage & Freinage.
        Lorsque l’on démarre un moteur à courant continu, à l’instant t=0 celui-ci ne tournant pas ne
        présente pas de force contre-électromotrice E. Toute la tension U appliquée à l’induit est donc in-
        stantannément portée aux bornes de la résistance totale du circuit d’induit R . Il s’en suit
                                                                                         a
        donc un très fort courant de démarrage : I   d  = U / R a
        Afin de limiter ce courant de démarrage à une valeur
        suportable par l’ensemble des constituants (source
        d’énergie, lignes de transport, semiconducteurs du con-
        vertisseur, machine,...) plusieurs procédés peuvent être
        utilisés :


        VI.1. Rhéostat de démarrage.
        Ce procédé qui tend à disparaître augmente la résis-
        tance totale en série au moment du démarrage et per-
        met donc d’appliquer immédiatement la tension Unom
        aux bornes du
                                                      circuit d’in-
                                                      duit.
                                                      Au fur et à
                                                      mesure que
                                                      le moteur se met en rotation (et donc oppose E) on
                                                      diminue la valeur de la résistance du rhéostat jusqu’à
                                                      retrouver une valeur nulle en série avec l’induit.


                                                      VI.2. Tension d’alimentation réduite.
                                                      L’examen de l’équation de I   d  montre qu’il est égale-

                                                      ment envisageable de démarrer sous tension nulle puis
                                                      d’augmenter progressivement la valeur de U . Ceci
                                                      peut être obtenu à l’aide d’un alternostat placé avant le
                                                      redresseur,
        ou bien avec un redresseur commandé à thyristor dont
        on fera
        varier la valeur de l’angle de retard à l’amorçage.
        Dans ce dernier cas le rendement global de l’installa-
        tion n’est pas diminué comme lors de l’introduction
        d’une résistance en serie. De plus ce mode de démar-
        rage peut être plus facilement automatisé.
        Lorsqu’on coupe l’alimentation de la machine en rota-
        tion, si celle-ci a une grande inertie, elle continue à en-
        traîner la machine en rotation. Il apparaît alors aux
        bornes de l’induit de cette machine une force électro-
        motrice qui à vide vaut E.
        Notre machine est devenue génératrice. Ne débitant



        Cours de Michel OURY                                                                              Page 5
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